Jean Dewasne

Né le 21 mai 1921 à Lille et mort le 23 juillet 1999 à Paris, est un peintre, sculpteur et lithographe français, généralement considéré comme l'un des maîtres de l'abstraction constructive

Il étudie le violon dès l’âge de six ans, un peintre professeur de son lycée lui révèle l’art, révélation confirmée lors de la visite de l'Exposition spécialisée de 1937.

Après des études classiques et musicales très poussées, Jean Dewasne s’inscrit à l’École des Beaux-Arts de Paris où il fréquente, pendant deux ans, les ateliers d’architecture avant de se tourner vers la peinture1.

Sa première exposition a lieu en 1941 à la galerie l’Esquisse, il réalise sa première œuvre abstraite en 1943.

Il milite alors pour l’abstraction avec Hartungde StaëlPoliakoffArp, etc.

En 1945, année où il participe au comité fondateur du Salon des réalités nouvelles, il reçoit le prix Kandinsky décerné pour la première fois. Il expose pour la première fois sa peinture abstraite à la galerie René Drouin en 19461.

Jean Dewasne démissionne en 1949 du salon des Réalités Nouvelles.

« Le dit salon a été créé pour défendre l’art abstrait mais non pour défendre des conceptions idéalistes ou spiritualistes contre des conceptions matérialistes, ni des théories esthétiques comme celle de l’art pour l’art à l’exclusion de tout autre ; et réciproquement d’ailleurs. Je ne puis accepter cette réduction de ma liberté de pensée au sein de notre association ainsi que celle d’autres membres de la société. Puisque le comité a l’air fermement décidé dans cette voie, je vous fait parvenir par la présente lettre ma démission de membre du comité des Réalités Nouvelles. »

— Jean Dewasne, Archives des Réalités Nouvelles, 1949, pièce 28

 

Il devient un artiste phare de la galerie Denise René (1945-1956) et voyage pour diffuser son art. Après 1956, il expose chez Daniel Cordier.

Il fonde en 1950 avec Edgard Pillet l'Atelier d'art abstrait à Paris.

En 1951, il innove en utilisant l’isorel pour réaliser L’apothéose de Marat et en utilisant une peinture industrielle, des laques glycérophtaliques en pot. Il crée aussi ses premières Antisculptures1, avec des pièces de carrosserie d'automobiles ou de moto qu'il peint en couleurs vives.

Il donne de nombreuses conférences en France comme à l'étranger où il participe à des expositions internationales.

Sa première rétrospective a lieu à la Kunsthalle de Berne en 1966. La même année, il intègre la sérigraphie à son art.

Depuis, il est notamment remarqué pour ses réalisations monumentales1.

En 1991, il est élu membre de l’Académie des beaux-arts au fauteuil de Hans Hartung. Il est également membre de l'Oupeinpo.